Ambiance morose chez Goodyear-Dunlop

Ce matin, une nouvelle réunion de négociations doit avoir lieu entre la direction des usines - et les représentants du personnel. Il sera toujours question du calendrier à mettre en place pour le passage aux 4×8, mais surtout des compensations financières accordées aux 2.700 salariés des usines en contrepartie.
Depuis les propositions salariales faites par la direction la semaine dernière, l’ambiance est morose dans les deux sites. « Les salariés attendaient vivement de savoir où on va, ils sont très déçus, certains sont résignés. Ils sont usés. Si les 4×8 passent, certains pensent partir. La direction ne leur donne pas le choix », indiquait hier Thierry Recoupé de la CFTC.
L’ambiance à l’intérieur des usines est d’autant plus triste que « la direction divise chaque site, ce qui amplifie la colère des gens ». Les contreparties salariales proposées par la direction ne sont pas les mêmes d’une usine à l’autre, et très en dessous des espoirs des syndicats. Enfin, la menace de plan social plane toujours au-dessus des têtes des salariés. « Après le 15 mars, on saura si on passe aux 4×8 ou si le plan social sera mis à exécution. »
Dans tous les cas, les représentants syndicaux regrettent la tournure des négociations. « C’est la direction qui tient les rênes, c’est de la dictature pure et simple. Nous sommes seulement en train de les accompagner », confie la CFTC.
La situation favorise ainsi les bruits de couloirs à l’intérieur des usines : possibilité de grèvesurprise, la CGT pourrait demander un nouveau référendum…

Mais rien n’est sûr. Pour Mickaël Wamen de la CGT , aucune grève n’est prévue. « On verra après. »
Pourtant, au lendemain de la réunion qui s’était tenue la semaine, certains salariés se seraient mis en grève chez . La division de points de vue entre les CGT et y serait pour quelque chose selon Mickaël Wamen. « Les gens sont dégoûtés, désemparés, écœurés, il n’y a pas assez de mots. Les salariés auraient pu changer d’avis sur les 4×8 si la direction avait eu des arguments financiers intéressants. » Quant à la direction départementale du travail saisie par la CGT voici ce qu’on en retient. « Elle s’inquiète, selon Mickaël Wamen. Elle a demandé à rencontrer la direction de , sans réponse. Ell aimerait avoir une réponse car si l’accord est signé, s’il est illégal, s’il ne correspond pas au choix des salariés, on le dénoncera. » Verdict cet après-midi.

Article lu 264 fois par 97 visiteurs

Articles relatifs

Post a Response