La flamme à Paris, Paris s’enflamme

Toutes les infos du parcours de la flamme olympique à Paris aujourd’hui
Vu par les correspondant de 20minutes.fr
Dimanche 06 avril
23h45: La flamme olympique des Jeux de Pékin arrive au pavillon d’honneur de l’aéroport Roissy-Charle-de-Gaulle, à la veille de sa présentation dans les rues de Paris.
Lundi 07 avril
09h43: Le conseiller de l’ambassade de Chine à Paris, Hu Chang Chun, assure que le passage lundi de la flamme olympique dans la capitale française sera «une grande fête».
11h07: Une brève altercation oppose, sur le parvis du Trocadéro, des manifestants pro-Tibet à un homme brandissant le drapeau chinois. Selon l’AFP, les opposants au passage de la flamme olympique dans la capitale l’ont invectivé et tenté de lui arracher son drapeau. Avant que des policiers en civil ne s’interposent, l’homme a eu le temps de crier, en français, «JO, esprit sportif».
11h32: Pedro Miguel Pauleta, l’un des porteurs de la flamme: «Bien sûr qu’on est tous sensibles aux droits de l’Homme, moi je défends ça aussi, mais après je ne veux pas en faire (de la flamme) un truc politique», a expliqué «l’Aigle des Açores». «Le Tibet? C’est vrai que c’est une situation difficile, mais moi, ce que je vais faire, c’est porter la flamme olympique, et ça c’est le sport».
11h41: Aurélie Filippetti: «C’est de l’indignation light, ça ne mange pas de pain, c’est un petit peu léger», attaque la porte-parole du groupe PS à l’Assemblée nationale. «”Pour un monde meilleur”, tout le monde peut signer ça, y compris les dirigeants du Parti communiste chinois».
12h00: La flamme est arrivée à la Tour Eiffel sous une très impressionnante escorte.
12h07: Selon les journalistes présent, «c’est Fort Alamo» autour de la Tour Eiffel. Impossible d’emprunter le pont entre le Trocadéro et le Champ de Mars.
12h09: La LICRA appelle ses militants, ses adhérents, ses sympathisants, à manifester silencieusement, sous une banderole «Les droits de l’homme ne se négocient pas, ils se respectent!», contre la politique de violation des libertés fondamentales menée par le gouvernement chinois.
12h22: Les porteurs de drapeaux tibétains qui entendaient manifester près de la tour Eiffel, où la flamme olympique doit partir du premier étage à 12h35, sont priés par la police de partir ou de ranger leurs drapeaux, a constaté un photographe de l’AFP. En revanche, les drapeaux français et chinois sont autorisés.
12h25: Les drapeaux tibétains se sont regroupés sur le Trocadéro. De l’autre côté de la Seine, une centaine d’opposants aux couleurs de RSF se sont collés à la centaine de porteurs de drapeaux chinois.
12h27: Marielle de Sarnez: «déployer une banderole sur l’hôtel de ville était la moindre des choses. On aurait pu au moins y ajouter une mention de solidarité avec le Tibet».
12h31: Stéphane Diagana commence à descendre les escaliers de la Tour Eiffel avec la flamme.
12h32: un manifestant pro-tibétain qui tentait de s’approcher de la flamme en brandissant un drapeau de Tibet est interpellé par trois CRS.

12h33: Stéphane Diagana est entouré d’un important cortège de policiers qui courrent à côté de lui
12h36: Stéphane Diagana a toujours la flamme à la main, il attend derrière un camion sur lequl sont stationnées des caméras.
12h41: Les relais sont très lents, les relayeurs sont souvent à l’arrêt, sous une enorme protection policière. Des images qui ne font pas vraiment penser à l’esprit des Jeux.
12h44: La flamme a quitté le alentours de la Tour Eiffel. Des sympathisants de RSF l’ont accompagné en criant: «Liberté d’expression! Sarko au Tibet!».
12h48: Une relayeuse a été bousculée par quatre ou cinq hommes avec un drapeau tibétain autour de Bir hakeim. Elle était en fauteuil roulant, et s’est retrouvée sur une roue. Les hommes ont manqué d’éteindre la flamme. Mais le cortège a pu repartir.
12h49: pas d’image à la télé. Ni iTélé, ni LCI ne diffuse d’images. La porteuse de la flamme est montée dans un bus.
12h53: Le parcours est bloqué par la foule, le convoi ne peut plus avancer.
12h55: Interrogés, les deux principaux syndicats de police, l’Unsa et Alliance, estiment que le déploiement de 3.000 hommes pour le passage de la flamme était «justifié». «Le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police ont l’habitude d’apprécier le dispositif à mettre en place pour prévenir les risques, souligne Jean-Claude Delage, secrétaire général d’Alliance. On peut regretter ce qui se passe au Tibet et vouloir éviter un incident majeur, qui pourrait viser les athlètes», ajoute-t-il. «Si ça tournait mal, on le reprocherait aux policiers», renchérit Henri Martini, secrétaire général d’Unsa.
12h59: La flamme avance maintenant dans un bus. Vont-ils suivre l’ensemble du parcours?
13h01: Sylvain Garrel, élu écologiste dans le XVIIIe arrondissement, a tenté de s’approcher de la flamme en criant «Liberté pour le Tibet, troupes chinoises hors du Tibet. Liberté pour les Chinois. Boycott des jeux Olympiques», avant d’être ceinturé par deux personnes et écarté du chemin emprunté par Stéphane Diagana, premier porteur de la torche olympique dans son périple parisien.
13h03: Quatre hommes ont été interpellés par la police peu après 12H30 sur le parcours de la flamme olympique alors qu’ils tentaient de ralentir la progression de la torche, selon un journaliste de l’AFP.
13h08: Selon les journalistes présent sur place, la flamme a été éteinte lors de l’incident avec les manifestants tibétains. Selon AFP, elle a été éteinte volontairement par les forces de l’ordre.

13h09: Pendant ce temps-là, sur le parvis de l’hôtel de ville, manifestation pro-chinoise d’une vingtaine de personnes. Des Tibétains se confrontent à eux.
13h10: La préfecture de police ne confirme pas que la flamme est éteinte.
13h13: La flamme devrait arriver dans quelques instants devant le siège de France Télévision.
13h16: Mireille Ferri, vice-présidente Verte du conseil régional d’Ile-de-France, a été interpellée lundi peu avant midi, alors qu’elle se dirigeait vers le Champ-de-Mars munie d’un extincteur pour manifester sur le passage de la flamme olympique.
13h18: La préfecture de police de Paris a confirmé que la flamme avait été montée dans un bus en raison des «difficultés à progresser». Mais selon elle, elle n’aurait jamais été éteinte ni par les manifestants ni par les forces de l’ordre. La flamme aurait toutefois «vocation à descendre» du bus «mais on ne sait ni où ni quand». Plusieurs témoins affirment néanmoins avoir vu la flamme éteinte.
13h20: Un sitting d’une quaranaine de pro-tibétains est évacué par des CRS près de la station de métro Javel. Des étudiants chinois qui chantent l’hymne national accompagnent la flamme en courant.

13h22: De nombreuses bousculades émaillent la progression du cortège.
13h30: Un drapeau avec les menottes de RSF a été déployé au premier étage de la Tour Eiffel.
13h31: La flamme est ressortie du bus, elle est portée par une relayeuse chinoise en fauteuil roulant.
13h32: Apparemment, la flamme rerentre dans le bus. Des images sont finalement montrées à la télévision.
13h35: Pendant ce temps-là, la manifestation pro-chinoise s’organise à l’hôtel de Ville. Les manifestants seraient 200.
13h42: Selon l’AFP, le tennisman Arnaud Di Pasquale est un des rares relayeurs à avoir pu courir avec la flamme, avant que celle-ci ne soit rapatriée dans un bus.
13h46: la flamme a été éteinte peu après 13h30 «pour des raisons techniques» selon la Préfecture de police.
13h47: Le journal télévisé du soir de la télévision centrale chinoise, le plus regardé dans le pays, a seulement évoqué lundi le départ de la flamme olympique à Paris, sans parler des incidents. En France aussi, les images ont été très rares.
13h49: iTélé a passé des images d’interpellatinos de militants de façon assez violente.
13h55: La flamme est ressortie, elle est portée par David Douillet, consultant de Canal+, qui la porte justement devant le siège de la chaîne cryptée. il va la passer à Teddy Riner, grand espoir de médailles.
13h58: David Douillet attend pour aller allumer la flamme de Teddy Riner, il se fait finalement bloquer par des membres des service secrets chinois.
13h59: Ca y est Douillet avance, la foule, pas très fournie à Boulogne-Billancourt, est contenu derrière des barrières de sécurité.
14h00: Enfin un passage de relais correct à la tél, juste devant Canal+, belle opération de com’ pour la chaîne.
14h01: Pendant ce temps-là, début d’échauffourée entre pro-tibétains et pro-chinois à l’Hôtel de ville.
14h03: Ca tourne à la grosse farce: un membre des services secrets chinois éteint la flamme de Douillet avant qu’il ne la transmette à Riner. Les deux relayeurs se retrouvent avec des torches sans flamme!!!!
14h05: Nouvelle échauffourée à l’Hotel de ville. Un manifestant pro-chinois exfiltré par la police.
14h07: Sur le parvis de l’hôtel de ville, en la police installe un cordon de sécurité entre Pro-Chinois et Pro-Tibétains.
14h22: La mairie de Paris refuse pour l’instant de réagir, mais Bertrand Delanoë dira un mot quand la flamme arrivera à l’hôtel de ville.
14h23: Une demi-douzaine de personnes ont tenté peu après 14H00 d’éteindre la flamme olympique avant d’être écartés par les forces de l’ordre, selon l’AFP. Ces personnes se sont précipitées sur la flamme avant d’être interceptées par la police sur la rive droite au niveau du quai Saint-Exupéry (XVIe arrondissement).
14h30: Les militants de Reporters sans frontières (RSF), qui ont déployé sur la Tour Eiffel un drapeau noir sur lequel des menottes figurent les anneaux olympiques, se sont enchaînés à la structure d’acier du monument, compliquant le travail des pompiers venus les déloger, selon l’AFP. Une intervention à plus de 75m du sol.
14h31: La police est un peu débordée à l’hôtel de ville. Les échanges se durcissent.
14h32: «La police ne peut pas intervenir de façon musclée autour d’un symbole de paix», commente Henri Martini, secrétaire général de l’Unsa, alors que le passage de la flamme olympique à Paris est complètement perturbé par les manifestants. «Les effectifs déployés sur place ne s’attendaient sûrement pas à ça, c’est la première fois qu’on arrive à de tels excès sur une cérémonie d’ordinaire consensuelle», ajoute-t-il.
14h36: La flamme est bloquée sous le pont du Garigliano.
14h39: Des membres de RSF se seraient enchaînés sous le pont du Garigliano et bloqueraient le cortège.
14h41: Les CRS se déployent en contrebas du Trocadéro, alors que la flamme devait passer en haut. Un trentaine de fourgons, dont 15 de la gendarmerie, et trois pouss-pousse chinois passent en contrebas du Trocadero.
14h48: La flamme est entourée par 5 cordons policiers et progresse difficilement.
14h50: Réaction de Léonard Vincent, responsable du bureau Afrique de Reporters sans frontières: «La police a fait preuve d’une très grande violence aux abords de la Tour Eiffel. Ils avaient pour consigne de confisquer les drapeaux du Tibet. Cinq CRS me sont violemment tombés dessus pour me confisquer des fanions de RSF que je distribuais à la foule. Pendant ce temps-là, on voit des petits drapeaux chinois partout».
14h52: «Le passage de la flamme n’est pas un fiasco mais une grande victoire pour les Droits de l’homme, se félicite Sylvain Garel, élu Verts de Paris. Je pense qu’aujourd’hui, le Parti communiste chinois doit regretter d’avoir eu les Jeux olympiques.»
14h53: Les manifestations pro-tibétaines organisées à Paris «un très grand succès», s’est réjoui le président de la communauté tibétaine de France, Thupten Gyatso.
14h55: Le défilé des fourgons continue en contrebas du Trocadéro.
15h02: Le convoi passe au milieu de la foule, place du Trocadero, précédé par une soixantaines de fourgons de police. Au milieu, trois pousse-pousses «Coca-Cola». Les manifestants hue le convoi et jettent des bouteilles d’eau sur les cars d’officiels. le dispositif policier est très impressionant. «C’est une mascarade», estime les journalistes, présent sur place.
15h08: Louis de Broissia, président du groupe d’information sur le Tibet du Sénat refuse de condamner les tentatives d’extinction de la flamme. «Heureusement que l’expression populaire peut s’exprimer librement en France».

15h10: Un membre de RSF attend le passage du bus debout sur une fenêtre, avenue Marceau, il prépare une action.
15h14: Avenue Marceau, trois membres de RSF déployent un drapeau de 5mètres sur 5 juste au moment du passage de la flamme (en bus). Applaudissements de la foule.
15h24: La flamme descend les Champs-Elysées sous les huées. Un homme déguisé en moine tibétain mime la flamme avec une balayette.
15h25: La flamme est descendue du bus et est rallumée.
15h27: Les premières vidéos tombent sur Dailymotion. C’est flou, mais cela se passe vers Bir-Hakeim.
15h29: Les sponsors se font insulter par la foule, et traiter de «prostitués» lors du passage de la flamme près de l’Etoile.
15h31: RSF déploye un nouveau drapeau sur les Champs-Elysées, sur le côté gauche de l’Avenue.
15h34: Pour la fine bouche, les réglementations sur la protection des insignes olympiques vues par le comité d’organisation de Pékin.
15h40: La flamme a une heure de retard sur l’horaire prévue, au bas mot. En bus, elle avance quand même plus rapidement que à pied.
15h41: Un bus dépose les différents relayeurs autour de la place de la Concorde.
15h43: Rodophe Belmer, directeur général de Canal+, ne s’est pas répandu en commentaires: «on a vu aujourd’hui que la chorégraphie des JO était compliquée. Mais l’intérêt était de parler des problèmes de la Chine et de contribuer au débat.» Pour Alexandre Bompard, directeur des sports de Canal, il n’y a «rien eu de grave» puisque David Douillet a «réussi passer le relais de la flamme un peu plus loin» que ce qui était prévu.
15h44: Une vidéo où on voit la flamme s’éteindre.
15h45: Bataille de drapeaux en bas des Champs-Elysées entre des nombreux étudiants pro-Tibétains et des étudiants chinois.
15h46: La flamme est allumée, elle avance «à pieds» le long du jardin des Tuileries vers le Louvre.
15h48: La flamme ne restera pas 30 minutes à l’Hôtel de ville, comme prévu. Pour gagner un peu de temps, elle repartira tout de suite, car elle a plus de 1h30 de retard.
15h51: Un drapeau noir de l’organisation Reporters sans frontières (RSF) sur lequel des menottes figurent les anneaux olympiques et un drapeau du Tibet ont été déployés à l’intérieur de la mairie de Paris par des élus écologistes, peu avant le passage de la flamme.
15h58: Les policiers confisquant tous les drapeaux tibétains, parapluies et autocollants aux abords de l’Assemblée nationale.
16h00: Le cortège dépasse la place de la Concorde, et se dirige vers l’hôtel de ville.
16h01: La flamme a de nouveau été mise à l’abri dans un bus près du jardin des Tuileries, après sa descente de l’avenue des Champs-Elysées, sous les huées du public.
16h08: Le convoi est bloqué à proximité de l’Hôtel de ville, des manifestants pro-tibetains ont tenté de se jeter devant le bus.
16h11: La flamme passe devant l’hôtel de ville sous les huées.
16h12: Apparemment, la flamme ne devrait pas rentrer dans l’hôtel de ville, mais Christine Arron devrait la transmettre à Pedro Miguel Pauleta sur le parvis.
16h18: Pour l’instant, huit personnes, dont la vice-présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, Mireille Ferri (Verts), qui transportait un extincteur, ont été interpellées par la police au cours de multiples incidents.
16h21: «Adidas est impliqué depuis 80 ans dans l’olympisme et son rôle est de fournir du matériel aux athlètes, pas de s’impliquer dans les mouvements politiques», affirme Emmanuelle Gaye, porte-parole d’Adidas France, en réaction aux insultes dont les sponsors ont fait l’objet lors du passage de la flamme à Paris. «Pour autant, vous veillons au respect des Droits de l’homme au sein même d’Adidas, qui sous-traite la fabrication de ses produits dans de nos nombreux pays, dont la Chine.»
16h23: C’est officiel, la cérémonie est annulée sur le parvis de l’Hôtel de ville.
16h26: Le journal de la nuit de la télévision centrale chinoise a brièvement évoqué, pour la première fois, les incidents qui ont perturbé le passage de la flamme olympique à Paris, sans cependant donner de détails.
16h28: La Préfecture de police indique que l’itinéraire de la torche olympique a été modifié lundi, au niveau de l’Hôtel de Ville de Paris, à la suite d’une décision des organisateurs.
16h32: Cinq députés sont devant l’Assemblée, avec écharpe tricolore et drapeau tibétain. Une trentaine de députés dont Jean-Marc Ayrault et Françoise de Panafieu déployent une banderole: «Respect des droits de l’homme en Chine». Les manifestants pro-Tibet ont été refoulés du côté du Quai d’Orsay, tandis que les pro-Pékin ont été laissés par les forces de l’ordre sur le parcours de la flamme.
16h35: RSF déploie un drapeau d’environ 7 mètres sur 8 sur la rosace centrale de Notre Dame de Paris. Il est surmonté par un petit drapeau tibétain.
16h43: Les députés sont maintenant une cinquantaine, et ils crient «Liberté pour le Tibet». Ils enchaînent avec la Marseillaise.
16h50: Le convoi, raccourci, est passé devant l’Assemblée. Huées pour les porteurs de la flamme dans des bus. En revanche, les personnes interpellées se sont fait acclamer.
16h53: Les derniers relais de la flamme olympique dans les rues de Paris ont été supprimés peu avant 17H00. La torche gagnant en bus directement depuis l’Assemblée nationale son point d’arrivée, le stade Charléty.
16h59: la flamme ne s’est éteinte qu’une seule fois, une défaillance technique, au moment où le cortège était devant l’immeuble de France Télévisions. La faute à une «défaillance d’une torche.» La flamme, allumée à Olympie, est maintenue active en permanence dans un réceptacle, qui a été placé dans un bus faisant partie du cortège. Ne pas confondre «torche» et «flamme».
17h12: Les témoignages d’internautes pro-tibétains affluent sur le 33320 @20minutes.fr, exemple celui d’Antoine: «Bonjour, je reviens juste du parcours de la torche et je peux vous dire que les forces de l’ordre n’ont rien à envier aux méthodes chinoises!!! J’avais un tee shirt avec l’inscription: libérez le Tibet! et le drapeau au dos et ils ont commencé à me le peindre avec de la peinture blanche puis ils me l’ont arraché et je suis rentré torse nu chez moi!! Bravo la justice, bravo la libre expression et vive la liberté!!!»

17h19: Interrogé sur l’irruption du plan sur la Tour Eiffel en plein milieu du direct, Daniel Bilalian, directeur des sports de France Télévisions, explique: «la police a arrêté notre motard caméraman qui devait suivre la flamme à l’intérieur des cordons de sécurité. On n’avait qu’une seule caméra autorisée; elle a été bloqué; résultat, on n’a plus d’image». Du coup, le réalisateur a choisi une image prétexte pour combler le vide, celle de la Tour Eiffel. A ceux qui y voient la censure du CIO, Bilalian répond qu’«il n’y a pas plus d’intervention du CIO que de beurre en banches. Le signal venait de France Télévisions.»
17h29: La flamme va arriver incessament à Charlety, sous les danses des dragons.
17h34: La flamme arrive finalement à Charlety, portée par Pedro Miguel Pauleta.
17h35: Kiki Caron allume finalement la vasque, le périple parisien de la flamme est terminé.
17h37: Petits feux d’artifice, et quelques tambours, mais à c’est à l’image de la journée, très triste.
17h41: La cérémonie de l’hôtel de ville a été annulée à la demande des autorités chinoises, tout comme la fin de parcours au pas de charge.
17h54: François Fillon ne réagira pas, ni par communiqué ni sous forme d’interviews. Officiellement à cause d’un «agenda trop chargé», a répondu son bureau.
18h18: Des échauffourées ont éclaté en fin d’après-midi entre des militants Pro-Tibétains et pro-Chinois, à proximité du Stade Charléty à Paris, terme du parcours de la flamme olympique à Paris, selon l’AFP. Les deux camps, qui arboraient des drapeaux tibétains et chinois, ont échangé des slogans antagonistes, avant d’en venir aux mains. Après une bousculade et des échanges de coups, les forces de l’ordre sont intervenues.
18h20: Sur Google ce matin, le mot clé «flamme olympique» coûtait au clic 0,08 cents d’euro. Cet après midi, il est passé à 8 euros le clic!
19h11: Vingt personnes ont été interpellées lundi à Paris lors des incidents qui ont perturbé le passage de la flamme olympique et relâchées, sauf une qui a été placée en garde à vue.
19h30: La flamme olympique est arrivée peu avant 19H30 à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle Elle devrait être embarquée dans un avion devant décoller à 22H00 pour San Francisco, sa prochaine étape.
20h19: Le député Nouveau Centre Jean-Christophe Lagarde a adressé lundi une lettre à Michèle Alliot-Marie, réclamant à la ministre de l’Intérieur «des précisions quant au fondement légal» sur la confiscation des drapeaux tibétains par les forces de l’ordre. «Les drapeaux chinois eux n’ont jamais été confisqués aux manifestants qui pouvaient les brandir», constate le député qui poursuit: «que des atteintes à la liberté d’expression soient courantes dans un pays comme la Chine n’est point surprenant, vous comprendrez notre indignation à voir de telles actions s’opérer dans la capitale de la patrie des Droits de l’homme».
20h20: Des militants pro-Tibet ont escaladé lundi des haubans du célèbre pont du Golden Gate à San Francisco pour dénoncer le gouvernement chinois, alors que la flamme olympique est attendue mercredi dans la ville californienne, rapportent des médias locaux.
20h57: Dix-huit interpellations sont intervenues lundi dans le cadre du passage de la flamme olympique à Paris, essentiellement pour outrage et rebellions, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. «La flamme olympique était sous la responsabilité des autorités chinoises, avec l’appui technique des services de police français, qui devaient veiller au bon déroulement de son cheminement dans Paris. Le parcours de la flamme olympique a été choisi par les responsables du comité olympique chinois, en lien avec les services de la préfecture de police. Ce sont ces autorités chinoises qui ont décidé sur plusieurs tronçons du parcours d’abriter au sein d’un bus la flamme portée par les athlètes», précise la place Beauvau. «Les services de police avaient pour mission de veiller au juste et difficile équilibre entre la sécurisation de cet évènement, et le respect de la liberté de manifester et de s’exprimer, et ce conformément à notre tradition des Droits de l’homme. Il leur fallait aussi garantir la sécurité des manifestants, dont certains à se mettaient d’eux-mêmes en danger», justifie le ministère.
Et le pire dans tous ça :
21h14: Un journaliste, reporteur d’images (JRI) de France 2 a été blessé lundi à Paris par des policiers qui l’ont molesté pendant qu’il filmait sur le trajet de la flamme olympique à Paris, a-t-on appris auprès de France 2. Bruno Girodon, 45 ans, filmait une relayeuse handicapée peu après le départ de la flamme olympique vers 13h30 quand il a été «pris à partie par les forces de police», a indiqué le chef du service des JRI de france 2, Roger Motte. Bruno Girodon, qui s’est présenté comme JRI, a été «mis à terre et frappé à la tête». Il a «perdu connaissance une dizaine de secondes», s’est relevé et a tenté de recommencer à travailler avant d’être conduit à l’hôpital. Le journaliste, qui va «vraisemblablement porter plainte», a été «touché à l’épaule, qui n’est pas cassée, mais a été immobilisée». Le journaliste porte aussi «des traces sur le front». L’Inspection générale des services, la police des polices, a ouvert une enquête administrative.

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